
L’archiduc Jean
Un prince populaire
L’archiduc Jean, frère de l’Empereur autrichien a largement œuvré pour la prospérité des Styriens. Aujourd’hui encore en Styrie, la vie éducative, culturelle et économique sont empreintes de ses œuvres.
1782 L’archiduc Jean naît à Florence ; il est le fils du futur empereur d’Autriche Léopold II.
1790 Après la mort de Joseph II, Léopold, le père de Jean est nommé empereur et part pour Vienne avec sa famille.
1796 Le jeune homme entame sa formation militaire.
1800 En tant que feld-maréchal, il s’engage dans les guerres napoléoniennes mais doit rendre les armes à Hohenlinden.
1809 L’archiduc soutient vainement Andreas Hofer lors du combat pour la libération du Tyrol perdu au bénéfice de la Bavière. L’empereur l’interdit alors de séjour au Tyrol et l’archiduc concentre toute son attention sur la Styrie.
1811 Il lègue son immense collection au musée régional du Joanneum (Landesmuseum Joanneum) et pose ainsi la première pierre de cette institution.
1819 Sur les bords du lac Toplitz, l’archiduc fait la connaissance d’Anna Plochl, une roturière. Rapidement, son frère, l’empereur François II s’oppose à leur union.
1829 Le couple obtient finalement le consentement de l’empereur François II à leur union.
1848 L’archiduc Jean est nommé président du Parlement constituant et suppléant de l’empereur.
1849 Le trublion démissionne de ses fonctions le 10 décembre.
1850-1859 Il devient bourgmestre de Stainz, une ville de Styrie.
1859 L’archiduc Jean décède à Graz à l’âge de 77 ans.
L’archiduc Jean (*20.01.1782 +11.05.1859)
Devoir et passion
Lorsque Léopold succéda à l’empereur Joseph II sur le trône d’Autriche, la famille emménagea à Vienne. Six ans plus tard, l’archiduc Jean commença sa formation militaire. Pendant ses loisirs, le jeune homme se consacrait volontiers à la nature, aux sciences techniques, à l’agriculture et à la chasse.
Ce passionné d’alpinisme s’engaga comme maréchal dans la guerre napoléonienne en 1800, mais perdit la bataille de Hohenlinden. Après avoir dû céder le Tyrol à la Bavière en 1805, l’archiduc Jean apporta son soutien à son ami Andreas Hofer lors de la lutte pour la libération du Tyrol en 1809. Malgré les premiers combats encourageants, ils ne parvinrent pas à libérer le Tyrol de la domination bavaroise.
Son grand amour

Dès lors, le frère de l’archiduc Jean, devenu entre-temps l’empereur François II, lui interdit de séjourner dans le Tyrol. Par la suite, l’archiduc découvrit la Styrie où il posa les fondements du musée Joanneum en faisant don de ses collections. Il fut responsable de la construction des archives régionales de la Styrie en 1817, et de l’ouverture de l’Ecole technique des mineurs et métallurgistes à Vordernberg en 1826 qui devint plus tard l’université minière de Leoben. En outre, il fut à l’origine de la caisse d’épargne styrienne et de l’hôpital pour enfants Sainte-Anne. Avec le consentement de l’empereur, qui s’était longtemps opposé à cette alliance, l’archiduc Jean épousa en 1829 son grand amour Anna Plochl, fille du maître de poste d’Aussee.
Son attachement à la Styrie

En 1841, cet archiduc si populaire, qui aimait porter le costume traditionnel styrien, acheta le domaine de Stainz où il fut de 1850 à 1859, année de sa mort, le premier maire à être élu au suffrage universel.
L’archiduc Jean mourut le 11 mai 1859 dans son palais à Graz.



